Le Compositeur


 
 


Guy Kummer-Nicolussi




 
Né le 23 février 1961 à Sion, cadet d’une fratrie de 4 enfants, Guy Kummer-Nicolussi fut initié tout petit à la musique par son père qui aimait Glenn Miller, Sydney Bechet, Duke Ellington, et sa mère, de par son origine italienne, passionnée d’opéra et les Vivaldi, Verdi, Rossini.
 
A 17 ans, son frère Philippe l’initie à la guitare. Et la même année,  à Noël, sa mère lui offrira son premier instrument ainsi que le coffret des symphonies de Beethoven.
 
En 1981, il s'installe à Genève et poursuit ses études au Collège de Saussure pour se voir décerner une maturité artistique option musique puis fréquente la Faculté de Lettres en musicologie. Il sera ensuite l’élève d’Alexandre Rodrigues en guitare classique au Conservatoire de Genève et d’Éric Gaudibert pour la composition. Déjà à cette époque, il compose diverses pièces qui feront partie d’enregistrements ultérieurs.
 
 
 
Mais le bonheur, c'est quand le malheur fait la sieste… Et la sieste se termine le 28 juillet 1995 lorsqu’en Indonésie, un syndrome de Guillain-Barré le rend tétraplégique. Guy en sortira changé, tant physiquement que dans sa vision du monde, retranscrite dans sa musique, ses œuvres vont se libérer du futile et puissamment s’élargir.

 

Guy n'a plus la guitare à la main, mais une plume, et, une baguette avec laquelle il joue du plus beau, du plus complet des instruments : l'orchestre … Et ces « Phares dans la nuit » que constituent pour lui ses amis les plus chers, les grands compositeurs de sa constellation spirituelle, il peut maintenant les interpréter avec tout le respect, la Reconnaissance, la ferveur d'un navigateur envers son étoile, d'un créateur envers ses aînés.

 

Pour finir, point d'orgue de ce petit portrait d'un grand monsieur : il y a L'Italie de sa mère qui lui a légué en quittant le monde, à la fois son nom de jeune fille à porter tout en haut de l'affiche, réflexe de modeste émigrante et pour toujours l'amour de la patrie de Vivaldi, la chaleur de ses habitants, leur esprit clanique et fidèle « à la vie, à la mort ».

 




 

 

 

 

Ses plus grandes oeuvres :

 

 

 

 Catài  (2007)

  7 quatuors pour 2 violons, 1 alto et 1 violoncelle



Cette série de quatuors Op. 14, initiée en août 2005 et achevée en février 2006, représente le cycle d’impressions, d’images et d’émotions glanées au fil des mois
lors d’un voyage du compositeur à Qingdao en Chine.
Cet ensemble de quatuors est le fil d’or
du compositeur sur sa propre « Route de la Soie ».
 

    
  

 Rêveries sur l'Ile verte  (2008) 

  7 orchestre à cordes et… piano, bandonéon, guitare ou flûte.       

Toutes complotées et conçues à Qingdao (l’Île verte) 
ces œuvres sont la lumière sortie de l’ombre des Catài. 
Un lien magique pour le compositeur entre la Chine et l’Europe ; 
il est né dans les montagnes valaisannes et il rêve d’océan, 
de riz sentant le feu des vendeurs ambulants et de visages aux yeux d’amande.
 

   
  

 Guitares Valaisannes  (2009)

  Ensemble de 6 guitares
Ces pièces composées entre 1996 et 2008, 
représentent les différentes étapes de la vie du compositeur : 
son errance en hôpital après sa maladie, 
ses séjours au mayen de la Zour, en Italie, en Irlande, en Chine…
Il dédiera cette œuvre au Maître Alexandre Rodrigues, professeur exigeant, sévère, 
patient mais aussi un « Père musical » déterminant et 
même un conseiller de vie de tous les instants.
  
 

    

 Vagabundo  (2011)

  Opus pour violon et orchestre
La mort tragique de Philippe, frère du compositeur,
en juillet 2010, génère une tempête dans sa vie 
qui lui inspire une urgence d’écrire de la musique… 
entre révolte, douleur vive, insoutenable vide… 
mais aussi foi et ferveur en mémoire de cet « artiste de l’instant présent ».
Ce projet est aussi de donner une Académie, 
comme on le faisait au début du XIXème siècle, 
en créant des œuvres nouvelles dirigées par le compositeur 
et mettant en avant un soliste qui sera Manuel Voirol, issu de l'Ecole Tibor Varga.
 


 

  Acqua passata (2012)

   Trios ou quatuors pour flûte, violon, guitare et violon

S’inspirant du thème de l’eau qui passe ou qui va passer ; 
des images du passé, du présent et du futur se fondent dans cet album de souvenirs.
Le Rhône, lien naturel de notre cher Valais, 
s’est naturellement imposé au compositeur comme fil d’or de cette nouvelle histoire ; le long de ses rives, huit chapelles au fil de l’eau 
comme oasis de spiritualité, dépositaires de des compositions…
Ainsi, du Bouveret à Brigue, Acqua passata « chante » tour à tour en français 
et en allemand dans son cœur de fils d’immigrés italiens.